dimanche 4 avril 2010

Émotions génétiques

Ma mère: - Eh puis, le gars de St-Winwin, il t'a rappelé?

Moi: - Il s'en vient me chercher justement. On sort ce soir.

Ma mère: - Eh mer.... Aie du fun là, attache-toi pas trop vite!!!

Bin oui, elle me connaît bien ma mère. Et elle en savait suffisamment sur le gars en question pour savoir qu'il n'était probablement pas plus intéressé que ça. Et que j'allais peut-être avoir mal.

Les filles sont réputées pour s'impliquer émotionnellement assez vite avec un gars. Je ne fais pas exception à la règle. Et bien que totalement consciente du phénomène, je n'y peux rien. C'est dans ma nature profonde. C'est dans mes gènes.

Ça va faire bientôt un an que je suis célibataire. Je ne me suis pas encore vraiment lancée dans la recherche active d'un amoureux, dans les sites de rencontres, dans les bars, etc. Je retarde tout ça parce que j'ai peur. Peur de l'échec, mais aussi peur de ces émotions handicapantes, peur d'avoir mal.

Dans un monde idéal, j'aimerais être suffisamment détachée émotionnellement pour pouvoir rencontrer plusieurs hommes et attendre froidement de trouver celui qui correspond vraiment à mes attentes. Dans la réalité, je sais que ce sera difficile. Je sais que je vais avoir la tendance à m'attacher vite au premier qui me plaira un peu. Je ne veux pas!!! Je suis victime de mes émotions, comme beaucoup beaucoup de filles.