samedi 27 février 2010

Que c'est beau, c'est beau la vie!


Quelque chose me frappe dans cette vie: la beauté de l'harmonie. Tout ce qui nous touche, ce que nous trouvons beau, a un lien avec un état d'équilibre, d'affinités, de concordances. Un décor où les accessoires s'agencent bien, une musique harmonieuse, des gens qui s'entendent bien, un joli visage symétrique... Serait-ce ça le but de la vie? Cette quête d'harmonie? Sans savoir pourquoi, j'ai cette conviction profonde.


Si l'harmonisation n'existait pas, nous ne serions pas dans ce monde. Nous existons, de même que tous les êtres vivants, grâce à une fantastique harmonisation de molécules. Je crois que la vie a réussi à trouver le moyen matériel de pouvoir s'exprimer. Je crois qu'il faut utiliser notre corps et ses capacités pour pouvoir toucher les êtres autour de nous.


Je suis dans une période de ma vie où je réalise que la vie est un cadeau. Je prends pleinement conscience de ses beautés. Je prends pleinement conscience que les gens autour de moi font partie de moi. J'ai soudainement des envies de faire des enfants, d'adopter des animaux, de jardiner... Et je suis certaine que la santé mentale et physique passe directement par une harmonisation de son corps avec la nature et les gens, bref avec la vie.


Je comprends même le sens de l'égocentrisme. Il est nécessaire à la survie du corps matériel, sans lequel la vie ne pourrait pas s'exprimer. Il faut simplement prendre conscience que parfois, cet instinct égocentrique n'a pas sa raison d'être, et qu'on doit l'utiliser à bon escient.


Je suis entrain de sortir d'un égocentrisme total présentement. Je m'ouvre à la vie en y prenant plaisir, et non seulement par souci d'équilibre personnel. J'ai tout-à-coup compris. A 30 ans... Mieux vaut tard que jamais!

samedi 20 février 2010

Foi en mon foie


- Vos analyses sont normales. Probablement un virus. Ou alors vivez-vous beaucoup de stress ces jours-ci?

- Oui en effet beaucoup de stress... C'est vraiment stressant d'aussi mal se sentir pendant aussi longtemps et de se faire dire qu'on n'a rien!!!!!

- Votre taux d'hormones de grossesse est très légèrement élevé. Bon, il est à la limite du faux positif, mais c'est la seule chose.

J'étais hors de moi.

- NON CE N'EST PAS ÇA!!!! J'ai déjà passé 2 tests de grossesse depuis le début de mes symptômes, tous négatifs. Et c'est la deuxième prise de sang qu'on me fait, on n'a rien détecté dans les premières analyses!!! Et puis ce n'est pas un symptôme de grossesse ça, d'avoir tout le côté droit du corps engourdi!!! Qu'est-ce qui peut faire ça???

L'infirmière avait l'air de me prendre pour une timbrée...

- Euh... bin un ACV... mais on l'aurait vu dans tes analyses!

- En tous cas je ne suis pas enceinte, c'est impossible!

Je ne pouvais pas croire qu'on puisse aussi mal filer pendant une grossesse. C'était absolument impossible.

- Alors, si je comprends bien, ce n'est pas une bonne nouvelle...

Elle ne voulait absolument rien entendre. Pour cette pauvre infirmière, mon cas était réglé. Le petit papier de mes résultats sanguins qu'elle tenait dans ses mains en étaient la preuve. Next!

- Je te redonne rendez-vous dans 2 jours. Comme l'hormone de grossesse double aux 48 heures, on saura tout de suite si tu es enceinte ou si c'est un faux positif.

QUOI??? Après tout ce que je viens de vivre, tout ce stress physique intense, tu vas m'achever en me faisant attendre 2 jours, à me demander si j'ai un enfant ou non, si je vais le garder ou non?

Tout le long de ces 2 jours, une chanson me trottait dans la tête, et je jure que c'est vrai: ''Juste au mauvais moment, une poussière d'ange t'est tombée dedans, tu ferais une super maman, mais pas maintenant, pas maintenant...''. Je savais que je n'étais pas enceinte, au plus profond de mon être.

- Eh bien cette fois il n'y a pas de doute. Le taux d'hormones est vraiment à zéro!

Quelle surprise! Hahaha!

- Mais alors qu'est-ce qui a pu provoquer ces symptômes?

- Probablement une fausse couche, dans vos dernières règles.

Encore une fois: cas réglé, NEXT!

C'est à partir de ce moment que j'ai réalisé que je ne pourrais compter que sur moi-même pour me guérir. Seule moi savait ce que je ressentais. Le fait d'apprendre que mes analyses étaient normales en tous points n'ont rien changé à mon état, preuve que ce n'était pas psychologique! Et je trouvais que c'était une drôle de coïncidence d'avoir commencé à me sentir mal quelques temps après mon vaccin contre l'hépatite...

- Bonjour, je me suis fait vacciner récemment, pourriez-vous me dire si d'autres personnes vous on fait part de malaises suite à une injection?

- Non, pas à ma connaissance. Quels sont vos symptômes?

J'entendais la dame du CLSC taper sur son ordinateur, pendant que je lui racontait mon état depuis le dernier mois.

- Non, selon ce que je lis, les seuls symptômes qui apparaissent suite à ce vaccin sont dans les 24 heures: douleur au bras, fièvre. Dites-moi, vivez-vous beaucoup de stress ces temps-ci?

Encore une fois, je ne correspondait pas à la théorie. Conclusion: c'était forcément psychologique.

D'un autre côté je me sentais tellement mal, que j'étais prête à entendre n'importe quoi. Oui, j'étais même prête à me dire que j'avais besoin d'un bon psy, n'importe quoi pour me sortir de cette détresse!

Les symptômes que j'avais alors duraient depuis plusieurs semaines. Plus aucun appétit, nausées continuelles, du mucus partout dans le fond de la gorge et, j'en étais certaine, dans tout l'estomac, reflux gastriques (j'avais l'impression qu'il y avait un monstre dans mon ventre). J'avais aussi un espèce de chatouillement, de pression au niveau du foie. Comme je ne m'alimentais pas beaucoup, j'avais aussi les symptômes qui en découlaient: perte de poids, faiblesse extrême, l'impression constante que j'allais tomber dans les pommes, grande tension et nervosité, insomnies. Au paroxysme de mon malaise, je m'étais réveillée un matin (après une nuit très agitée) avec tout le côté droit du corps comme engourdi, des étourdissements, une confusion mentale. J'étais dans un état lamentable.

Après l'échec auquel j'ai dû faire face suite à mes essais infructueux au niveau médical, je me suis décidée à aller consulter. La mère d'un ami de mon chum était psychothérapeuthe. Entre autres. En fait, elle était aussi massothérapeuthe, homéopathe, nutritionniste, et même voyante. Trop c'est comme pas assez. J'avais de sérieux doutes sur ses compétences. Pourtant, c'est elle qui a apporté des réponses à mes questions, et qui a posé le bon diagnostic sur mon état.

Ce qui se passe dans le corps humain ne se détecte pas nécessairement par le sang. L'être humain va se sentir différemment selon ses habitudes, son alimentation, ses émotions, sa physiologie et sa psychologie. C'est un tout! Et nous avons tous nos faiblesses génétiques. Moi c'est le foie.

- Les femmes longilignes comme toi ont souvent le foie plus paresseux, me dit-elle Je vais te dire ce que je crois: tu avais déjà le foie affaibli par les stress que tu vivais dans ta vie, par les anovulants, et suite à ton vaccin contre l'hépatite, tu as subi un débalancement hormonal complet. C'est courant.

Elle m'a recommandé de cesser les anovulants, et de modifier mon alimentation.

J'ai mis beaucoup de temps à digérer cette rencontre. Je ne l'ai pas crue à 100% tout de suite. Je suis comme ça. Je préfère toujours apprendre et comprendre les choses par moi-même plutôt que de faire et de croire systématiquement tout ce qu'on me dit. J'ai par contre tout de suite arrêté les anovulants, car je savais qu'ils étaient responsables de mes migraines depuis un bout.

6 mois plus tard, j'étais due pour un rappel de mon vaccin contre l'hépatite. A ce moment-là, je commençais à peine à remonter la pente. Je ne savais pas encore vraiment ce que j'avais eue. Je ne savais plus qui croire. Fausse couche? Virus? Stress? Débalancement hormonal? J'ai eu ma réponse...

Quelques semaines après mon rappel, les mêmes symptômes sont revenus. Ça m'a pris un bon 6 mois à m'en remettre totalement. Si vous faites le calcul, cela signifie que je me suis sentie mal pendant 1 an. J'étais maigre, faible, et j'avais le visage couvert d'acné. Pour essayer d'engraisser, je me bourrais de fast food et de cochonneries. Résultat: pas une livre de plus, et encore plus d'acné.

Ça fait maintenant environ 2 ans que cette période est terminée. C'est avec le recul que je réalise pleinement que mon état était directement relié aux vaccins, et à mon foie paresseux. Je n'ai plus jamais eu de tels symptômes par la suite, même dans les moments de stress. La femme que j'ai consultée avait eu raison sur toute la ligne.

Depuis quelques semaines, je suis un régime drastique qui vient d'un livre que je me suis procurée: ''Régénérez votre foie''. Je me sens complètement transformée. Ma peau est claire et douce, je n'ai presque plus d'acné, j'ai plein d'énergie, aucun problème de digestion ni de migraine, et j'ai l'impression de voir moins embrouillé. Ce régime est fait pour moi.

Je tiens à spécifier que je n'ai rien contre les vaccins. Ils ont fait leurs preuves, et tous les gens dans mon entourage qui ont reçu le même vaccin que moi n'ont eu aucun symptôme particulier. Seulement moi. Et je sais pourquoi maintenant. J'ai un foie plus paresseux que la normale. Je dois le dorloter un peu, c'est ma faiblesse génétique. Ce sera ainsi toute ma vie. Mais au moins je le sais maintenant!

Je suis maintenant très heureuse de pouvoir dire que j'ai foi en mon foie! Depuis que je le traite bien, il me le rend bien. Il fait sa job comme on dit! Bon travail Joe!

dimanche 7 février 2010

Grosse bulle


Je suis une fille qui a une grosse bulle. N'entre pas qui veut dans cette bulle: je suis sélective. Il y a des gens, que vous connaissez à peine, qui se permettent de vous parler à un pouce du visage. Je ne supporte pas. Cette personne entre dans ma bulle, dans cette zone tout autour de moi qui fait partie de mon intimité. C'est une zone que je réserve exclusivement à mes vrais amours, mes amoureux, mes soeurs, des amis très proches qui l'ont mérité. Pas n'importe qui. Je pense que tout le monde a ce genre de bulle. Chez certains, la bulle est toute petite. Ce sont des gens chaleureux, qui ont ce besoin de toucher leurs proches. Chez d'autres, elle est souple. Ils en sortent quand ils veulent. A peu près n'importe qui peut la traverser sans problème, c'est ''open house''. Chez moi elle est grosse et rigide. Et je n'en sors pas. J'y suis tellement bien, confortable, en sécurité. Cette bulle c'est moi, mon monde, ma liberté, mon bonheur. Elle l'a toujours été. Jusqu'à ce que j'arrive à cette épreuve qu'est le célibat et le désir de rencontrer quelqu'un. Cette épreuve qui va m'obliger à assouplir ma bulle sécurisante.


Une fille dans une grosse bulle, ce n'est pas attirant. Il faut faire des efforts pour la connaître, l'apprivoiser. Il faut frapper très fort sur la bulle pour attirer son attention. On a souvent l'impression de la déranger si on essaie d'y entrer. Allons donc voir un peu ailleurs finalement! Car à mon plus grand malheur, cette bulle fait de moi une personne aux allures plutôt froide, réservée, introvertie. J'essaie très fort d'avoir l'air plus chaleureuse, plus sociable, plus extravertie et ouverte avec les gens, ma bulle est malheureusement toujours là quand-même. C'est physique. Je n'y peux rien. Je suis née avec cette foutue grosse bulle et je me demande si je devrai la traîner toute ma vie.


Il y a aussi ces gens qui ont le tour d'entrer dans n'importe quelle bulle. Une bulle rigide? Quel beau défi! Mais une fois le but atteint, ce n'est plus intéressant. Ceux-là je les vois venir de loin maintenant. Je me suis déjà fait avoir. Mais cela me rend encore plus méfiante et me donne encore plus le goût de rester seule bien au chaud dans ma bulle.


Je suis dans une période de ma vie où je prends totalement conscience de cette bulle, et de ses inconvénients. J'ai une envie folle de la faire éclater, mais je ne sais pas comment. On ne m'a jamais appris comment faire, ni mes parents, ni l'école, ni la tonne de livres que j'ai lus. Je n'ai jamais rien lu sur les bulles corporelles. Je n'en suis donc jamais sortie. J'ai peur. Peur d'être blessée, d'avoir froid. Je ne sais pas ce qui m'attend vraiment dehors. Mais je sais que c'est le moment où jamais de m'en débarasser. Je suis entrain de mourir à l'intérieur.


Lorsque je fais des efforts pour en sortir, je sais que c'est évident aux yeux des autres. Je ne suis plus naturelle. Je me sens ridicule. J'ai l'impression qu'on rit de moi. Qu'on croit que j'essaie de devenir quelqu'un d'autre.


A ceux là je dis: je n'essaie pas de devenir quelqu'un d'autre. J'essaie d'être moi enfin.