samedi 9 octobre 2010

Salsa!!!

J'ai comme qui dirait décidé de me lancer dans l'aventure! Après 1 an de célibat dans la solitude quasi totale, durant lequel j'ai pu exercer mon introversion de manière intense, j'ai décidé de sortir de ma coquille et d'affronter le monde des hommes. C'est bien beau le retour sur soi, mais à un moment donné on a fait le tour de son petit monde intérieur...

Bref, j'ai décidé de prendre des cours de salsa, dans une école de danse qui permet de s'inscrire sans partenaire. Sur place, ils s'organisent pour te ''matcher'' avec quelqu'un. La célibataire en moi espérait bien y rencontrer quelqu'un d'intéressant!

Déception!!! Il y avait bien sur quelques couples sur place, on élimine donc les hommes qui sont venus avec leur blonde... Il en reste la moitié! Et là-dessus, à ma grande surprise, beaucoup de jeunes dans le début de la vingtaine (trop jeune pour moi, pas intéressée à jouer les femmes d'expérience...), et un homme dans la quarantaine qui m'a ''spotée'' de façon évidente! Lui, c'est clair, il est là pour rencontrer, un peu comme moi, et il s'organise subtilement pour qu'on le matche avec moi...

Malheureusement, l'homme en question n'est pas mon genre... Je ne lui ai pas parlé et je le sais déjà! Un peu trop vieux premièrement. Je suis difficile??? Peut-être bien... Mais attendez un peu que je vous décrive le spécimen! Vous savez le personnage du ver de terre dans ''Cruising Bar''? Bin ça ressemblait à ça... Le pauvre gars est tout pogné et n'a vraiment aucun beat, me pile sur les pieds et mon Dieu... il sue des mains une affaire incroyable!!! Est-ce que c'est moi qui lui donne chaud comme ça??? Ou s'il réagit toujours comme ça quand il se colle le moindrement sur une femme? Ça ne me surprendrait pas... Pour l'attirance avec lui c'est zéro malheureusement!

Et quand le prof de danse nous parle de changer de partenaire, personne n'est intéressé!!! DOH!!! Je pense que je vais être pognée avec lui pour les 11 cours à venir... Misère!!!

samedi 28 août 2010

Obsession

Je suis complètement obsédée par un homme. Un homme que je ne connais presque pas. Comme une vraie ado!!! A mon âge, c'est une honte... Tout ça a commencé par des regards. Des regards qui signifiaient clairement qu'on se plaît bien mutuellement. Et puis... c'est tout! Je me trouve pathétique. Et il me fait tellement d'effet que la dernière fois que je l'ai entrevu, j'ai tremblé comme une feuille. Je n'ai même pas osé le regarder. Je ne voulais surtout pas qu'il voie l'émotion dans mes yeux. Cette émotion que je n'accepte pas moi-même...

D'ailleurs qu'est-ce que c'est que cette émotion??? Une attirance simplement, me dit ma logique... Eh bien le feeling que j'ai lorsque je suis devant lui est loin d'être simple... c'est plutôt INTENSEEEEEEEEE!!!!!!! NON! Ne prononcez pas le mot amour... Je ne crois pas aux coups de foudre.

Je l'avoue, je me suis imaginée tous les scénarios du monde avec cet homme. Je nous ai vus batifoler, faire l'amour comme des bêtes, se présenter nos parents, avoir des enfants, finir nos vieux jours ensemble et alouette!!! J'ai donc créé une zone juste pour lui dans mon cerveau. Une zone avec son nom, son visage, mes histoires inventées avec lui et toutes les émotions que je me fais vivre en les imaginant. C'est agréable tout ça, c'est une manière comme une autre de se divertir! Mais voilà, je suis maintenant prisonnière de ma propre imagination. Quand je le vois, où que j'entends son nom, ça vient appuyer sur cette zone de mon cerveau et sur toutes les émotions associées en même temps. D'où ma réaction très intense.

Une partie de moi voudrait voir tout ça se réaliser et j'ai peur de tout faire foirer, ou d'avoir amplifié les signaux d'intérêt qu'il m'a envoyés. J'ai donc une peur effroyable de l'aborder. Peur d'être rejetée au final...

Mais je ne devrais pas avoir peur d'être rejetée par quelqu'un que je ne connais pas, dont je ne sais même pas s'il me convient vraiment, non? Il y a une étape que je saute en quelque part!!! Au fond j'ai peur d'être rejetée par l'homme de mes fantasmes, qui n'existe pas.

Aborder un total inconnu que je viens de rencontrer ne me fait jamais peur. Pourquoi? Il n'a pas eu le temps de me faire de l'effet. Je n'ai pas encore eu le temps d'associer son image à une émotion dans mon esprit.

Je vais donc essayer d'arrêter de penser à lui, arrêter d'activer les émotions que j'ai créées autour de lui et essayer de remarquer les détails chez lui qui sont différents de l'homme de mes fantasmes. Voir l'homme de la réalité comme complètement dissocié de celui de mon cerveau. Et je pense qu'ainsi j'arriverai à l'aborder sereinement.

Facile à dire, mais pas facile à faire! A suivre...

dimanche 4 avril 2010

Émotions génétiques

Ma mère: - Eh puis, le gars de St-Winwin, il t'a rappelé?

Moi: - Il s'en vient me chercher justement. On sort ce soir.

Ma mère: - Eh mer.... Aie du fun là, attache-toi pas trop vite!!!

Bin oui, elle me connaît bien ma mère. Et elle en savait suffisamment sur le gars en question pour savoir qu'il n'était probablement pas plus intéressé que ça. Et que j'allais peut-être avoir mal.

Les filles sont réputées pour s'impliquer émotionnellement assez vite avec un gars. Je ne fais pas exception à la règle. Et bien que totalement consciente du phénomène, je n'y peux rien. C'est dans ma nature profonde. C'est dans mes gènes.

Ça va faire bientôt un an que je suis célibataire. Je ne me suis pas encore vraiment lancée dans la recherche active d'un amoureux, dans les sites de rencontres, dans les bars, etc. Je retarde tout ça parce que j'ai peur. Peur de l'échec, mais aussi peur de ces émotions handicapantes, peur d'avoir mal.

Dans un monde idéal, j'aimerais être suffisamment détachée émotionnellement pour pouvoir rencontrer plusieurs hommes et attendre froidement de trouver celui qui correspond vraiment à mes attentes. Dans la réalité, je sais que ce sera difficile. Je sais que je vais avoir la tendance à m'attacher vite au premier qui me plaira un peu. Je ne veux pas!!! Je suis victime de mes émotions, comme beaucoup beaucoup de filles.

samedi 20 mars 2010

En suspend dans le temps


Je suis au travail, dans la petite routine quotidienne. J'ai mal à la tête. Il y a trop de bruit autour de moi . Les téléphones qui sonnent, les gens qui haussent le ton ou qui s'esclaffent, les portes qui claquent,... J'ai un besoin intense de silence et de tranquillité. Et soudain ça arrive. Le temps se fige. Tout autour de moi est dans l'immobilité totale, sauf moi!!! Incroyable! Vite, je dois en profiter car je n'ai absolument aucune idée du temps que ça va durer!!! Je sens que j'ai un certain pouvoir entre les mains, mais je ne sais pas trop quoi en faire pour l'instant... La première chose qui me vient à l'esprit, c'est d'assouvir ma curiosité par rapport à mes collègues de travail! Quel genre de sous-vêtements ils portent? Que cachent les hommes dans leur pantalon? Oh my god!!! Je ne le verrai plus jamais de la même façon celui-là!!! Hahahahaha! C'est amusant, c'est excitant, je suis un peu stressée... si le temps se remet en branle pendant que je regarde dans les culottes de quelqu'un, je me demande bien ce que je pourrais dire pour me défendre! Hahahahahaha!

Je décide de sortir. Le boss ne peut plus me retenir maintenant. La liberté totale!!!

Ce qui me frappe dans cette immobilité, c'est ce silence absolu. Il n'y a absolument aucun son. Ce que nous considérons comme le silence dans la vie de tous les jours est une véritable cacophonie en comparaison de ce que je vis présentement. Il n'y a aucun chant d'oiseau, on n'entend même pas le bruissement du vent dans les arbres. Et surtout pas le son des voitures, qui sont complètement arrêtées dans leur mouvement.

Tout ce que j'entends, ce sont mes sons à moi. Le bruit de mes pas. Et lorsque je m'arrête de marcher, je peux entendre très fortement le son de mon coeur et de ma respiration. Je ne savais pas que mon corps faisait autant de bruit!!! J'entends jusqu'au moindre petit son que mon ventre produit pour digérer mon dîner! Je réalise plus que jamais que le bruit, c'est la vie. Ce silence est la preuve qu'il n'y en n'a plus autour de moi. Ce silence n'a rien de relaxant. Ce silence est plutôt terrifiant. Ce silence finira tôt ou tard par me rendre folle!!!

Vive le temps qui passe! Vive le mouvement! Vive le bruit! Vive la vie!!!

samedi 13 mars 2010

Montagne

J'ai toujours admiré les alpinistes. Que de courage! Personnellement, je n'ai aucun plaisir à pratiquer quelque activité que ce soit qui entraîne une hausse de l'adrénaline. Vraiment aucun. Juste de les regarder en photo, c'est déjà trop pour moi! Ils sont au-dessus des nuages bon sang!!! Encore heureuse de ne pas voir la vue qu'ils ont en regardant en bas!

J'ai déjà entendu dire que le truc, c'était justement de ne pas regarder en bas. De toujours fixer le sommet, le but à atteindre, et de se concentrer sur lui. C'est peut-être ça mon problème au fond. Comme dans la vie de tous les jours d'ailleurs. J'ai souvent peur d'avancer, de me fixer des buts, parce que j'ai peur. Peur de ne pas les atteindre, peur de tomber, peur de me faire mal, de perdre la face, peur d'avoir peur... Alors je reste dans mon petit confort, en bas de la montagne. Vous savez, dans ce beau petit chalet en bois rond, sécuritaire et confortable? Avec un beau petit feu de foyer et une peau d'ours en prime. L'odeur d'une bonne soupe qui cuit. Moi c'est là que je me sens bien. Je me berce sur mon petit perron, je regarde le temps passer, je regarde la montagne et j'admire sa beauté, sans aucune envie de la conquérir.

Eh bien ce texte prend une tournure que je ne soupçonnais pas. Je pense que peu importe comment je présente la chose, il est évident que je ne suis pas une fille de défi, mais que je suis très heureuse quand-même. N'est-ce pas ça qui est important?

samedi 6 mars 2010

Souriez, votre estomac est filmé!


Ma petite soeur s'est rendue à l'hôpital cette semaine pour se faire filmer l'intérieur.

Gastroscopie: nom féminin singulier. Examen de l'appareil digestif à l'aide d'un endoscope (appareil éclairant, permettant d'examiner l'intérieur des cavités du corps humain).

Le dictionnaire décrit bien le but de la chose. Dans mon livre à moi, la définition serait toute autre:

Gastroscopie: expérience désagréable, voire traumatisante, d'avaler de force une caméra parce qu'on en a marre de souffrir au quotidien, et que pour résoudre cette souffrance, c'est la seule solution que le médecin nous a présentée.

J'ai effectivement l'impression que les médecins banalisent cet examen et qu'ils le font passer automatiquement à quiconque a des problèmes digestifs chroniques. Je trouve que c'est un peu aberrant! On le prescrit comme on prescrit de l'Aspirine!

Verdict: ils n'ont rien détecté dans l'estomac de ma pauvre soeur. Et elle en sort complètement traumatisée. C'est tout ce que ça lui a apporté. Comme dans probablement la majorité des cas. J'ai déjà lu quelque part que 90% du temps, les problèmes digestifs chroniques ont une cause psychologique. Est-ce vrai? Ou est-ce que 90% du temps, les médecins ne trouvent pas la cause et s'en remettent à un facteur psy?

Bon j'admets que cet examen a aussi permis de voir s'il n'y avait pas un cancer, et que de le savoir vite augmente les chances de guérison... Mais à son âge, c'est vraiment très rare d'avoir un cancer. Et avec tout le stress que ma soeur subit, c'est tellement évident pour moi que tout vient de là! Même elle semble en être consciente. Alors pourquoi est-ce qu'on ne va pas directement vers ce qui semble être la voie la plus probable?

Le stress de ma soeur a probablement été à son paroxysme dans les derniers jours. Absolument rien pour l'aider dans sa situation.

Je sais déjà ce qu'ils vont lui dire: ''Vous n'avez rien. Cause de stress. Syndrôme du côlon irritable.''

Tout le monde se fait diagnostiquer ce foutu syndrôme. Et le nom le dit, c'est un syndrôme, un symptôme, dont la cause est encore inconnue. On l'attibue à tous ceux qui ont des douleurs intestinales qui ne sont pas dues à un cancer ou autre maladie connue et dépistée par les tests médicaux existants.

Il devrait exister une clinique spécialisée dans ce syndrôme. Des gens qui seraient en mesure de prendre le temps de dépister LE aliment qui cause la douleur en question, ou LA source de stress si telle en est la vraie cause. Parce qu'à l'hôpital, on n'a pas le temps. Et nous-mêmes dans la vie de tous les jours, on n'a pas le temps non plus.

J'ai hâte que les gens commencent à se réveiller. Parfois dans la vie, il faut prendre le temps. Et parfois cela implique que ça n'entre pas dans le cadre des horaires 8 à 5 imposés par le système.

En attendant, je souhaite que ma soeur n'aie rien de grave, et qu'elle réussisse à se guérir elle-même. Je ne crois pas que ce sont les médecins qui vont y arriver.

Suis-je trop pessimiste? Ou suis-je réaliste?

samedi 27 février 2010

Que c'est beau, c'est beau la vie!


Quelque chose me frappe dans cette vie: la beauté de l'harmonie. Tout ce qui nous touche, ce que nous trouvons beau, a un lien avec un état d'équilibre, d'affinités, de concordances. Un décor où les accessoires s'agencent bien, une musique harmonieuse, des gens qui s'entendent bien, un joli visage symétrique... Serait-ce ça le but de la vie? Cette quête d'harmonie? Sans savoir pourquoi, j'ai cette conviction profonde.


Si l'harmonisation n'existait pas, nous ne serions pas dans ce monde. Nous existons, de même que tous les êtres vivants, grâce à une fantastique harmonisation de molécules. Je crois que la vie a réussi à trouver le moyen matériel de pouvoir s'exprimer. Je crois qu'il faut utiliser notre corps et ses capacités pour pouvoir toucher les êtres autour de nous.


Je suis dans une période de ma vie où je réalise que la vie est un cadeau. Je prends pleinement conscience de ses beautés. Je prends pleinement conscience que les gens autour de moi font partie de moi. J'ai soudainement des envies de faire des enfants, d'adopter des animaux, de jardiner... Et je suis certaine que la santé mentale et physique passe directement par une harmonisation de son corps avec la nature et les gens, bref avec la vie.


Je comprends même le sens de l'égocentrisme. Il est nécessaire à la survie du corps matériel, sans lequel la vie ne pourrait pas s'exprimer. Il faut simplement prendre conscience que parfois, cet instinct égocentrique n'a pas sa raison d'être, et qu'on doit l'utiliser à bon escient.


Je suis entrain de sortir d'un égocentrisme total présentement. Je m'ouvre à la vie en y prenant plaisir, et non seulement par souci d'équilibre personnel. J'ai tout-à-coup compris. A 30 ans... Mieux vaut tard que jamais!

samedi 20 février 2010

Foi en mon foie


- Vos analyses sont normales. Probablement un virus. Ou alors vivez-vous beaucoup de stress ces jours-ci?

- Oui en effet beaucoup de stress... C'est vraiment stressant d'aussi mal se sentir pendant aussi longtemps et de se faire dire qu'on n'a rien!!!!!

- Votre taux d'hormones de grossesse est très légèrement élevé. Bon, il est à la limite du faux positif, mais c'est la seule chose.

J'étais hors de moi.

- NON CE N'EST PAS ÇA!!!! J'ai déjà passé 2 tests de grossesse depuis le début de mes symptômes, tous négatifs. Et c'est la deuxième prise de sang qu'on me fait, on n'a rien détecté dans les premières analyses!!! Et puis ce n'est pas un symptôme de grossesse ça, d'avoir tout le côté droit du corps engourdi!!! Qu'est-ce qui peut faire ça???

L'infirmière avait l'air de me prendre pour une timbrée...

- Euh... bin un ACV... mais on l'aurait vu dans tes analyses!

- En tous cas je ne suis pas enceinte, c'est impossible!

Je ne pouvais pas croire qu'on puisse aussi mal filer pendant une grossesse. C'était absolument impossible.

- Alors, si je comprends bien, ce n'est pas une bonne nouvelle...

Elle ne voulait absolument rien entendre. Pour cette pauvre infirmière, mon cas était réglé. Le petit papier de mes résultats sanguins qu'elle tenait dans ses mains en étaient la preuve. Next!

- Je te redonne rendez-vous dans 2 jours. Comme l'hormone de grossesse double aux 48 heures, on saura tout de suite si tu es enceinte ou si c'est un faux positif.

QUOI??? Après tout ce que je viens de vivre, tout ce stress physique intense, tu vas m'achever en me faisant attendre 2 jours, à me demander si j'ai un enfant ou non, si je vais le garder ou non?

Tout le long de ces 2 jours, une chanson me trottait dans la tête, et je jure que c'est vrai: ''Juste au mauvais moment, une poussière d'ange t'est tombée dedans, tu ferais une super maman, mais pas maintenant, pas maintenant...''. Je savais que je n'étais pas enceinte, au plus profond de mon être.

- Eh bien cette fois il n'y a pas de doute. Le taux d'hormones est vraiment à zéro!

Quelle surprise! Hahaha!

- Mais alors qu'est-ce qui a pu provoquer ces symptômes?

- Probablement une fausse couche, dans vos dernières règles.

Encore une fois: cas réglé, NEXT!

C'est à partir de ce moment que j'ai réalisé que je ne pourrais compter que sur moi-même pour me guérir. Seule moi savait ce que je ressentais. Le fait d'apprendre que mes analyses étaient normales en tous points n'ont rien changé à mon état, preuve que ce n'était pas psychologique! Et je trouvais que c'était une drôle de coïncidence d'avoir commencé à me sentir mal quelques temps après mon vaccin contre l'hépatite...

- Bonjour, je me suis fait vacciner récemment, pourriez-vous me dire si d'autres personnes vous on fait part de malaises suite à une injection?

- Non, pas à ma connaissance. Quels sont vos symptômes?

J'entendais la dame du CLSC taper sur son ordinateur, pendant que je lui racontait mon état depuis le dernier mois.

- Non, selon ce que je lis, les seuls symptômes qui apparaissent suite à ce vaccin sont dans les 24 heures: douleur au bras, fièvre. Dites-moi, vivez-vous beaucoup de stress ces temps-ci?

Encore une fois, je ne correspondait pas à la théorie. Conclusion: c'était forcément psychologique.

D'un autre côté je me sentais tellement mal, que j'étais prête à entendre n'importe quoi. Oui, j'étais même prête à me dire que j'avais besoin d'un bon psy, n'importe quoi pour me sortir de cette détresse!

Les symptômes que j'avais alors duraient depuis plusieurs semaines. Plus aucun appétit, nausées continuelles, du mucus partout dans le fond de la gorge et, j'en étais certaine, dans tout l'estomac, reflux gastriques (j'avais l'impression qu'il y avait un monstre dans mon ventre). J'avais aussi un espèce de chatouillement, de pression au niveau du foie. Comme je ne m'alimentais pas beaucoup, j'avais aussi les symptômes qui en découlaient: perte de poids, faiblesse extrême, l'impression constante que j'allais tomber dans les pommes, grande tension et nervosité, insomnies. Au paroxysme de mon malaise, je m'étais réveillée un matin (après une nuit très agitée) avec tout le côté droit du corps comme engourdi, des étourdissements, une confusion mentale. J'étais dans un état lamentable.

Après l'échec auquel j'ai dû faire face suite à mes essais infructueux au niveau médical, je me suis décidée à aller consulter. La mère d'un ami de mon chum était psychothérapeuthe. Entre autres. En fait, elle était aussi massothérapeuthe, homéopathe, nutritionniste, et même voyante. Trop c'est comme pas assez. J'avais de sérieux doutes sur ses compétences. Pourtant, c'est elle qui a apporté des réponses à mes questions, et qui a posé le bon diagnostic sur mon état.

Ce qui se passe dans le corps humain ne se détecte pas nécessairement par le sang. L'être humain va se sentir différemment selon ses habitudes, son alimentation, ses émotions, sa physiologie et sa psychologie. C'est un tout! Et nous avons tous nos faiblesses génétiques. Moi c'est le foie.

- Les femmes longilignes comme toi ont souvent le foie plus paresseux, me dit-elle Je vais te dire ce que je crois: tu avais déjà le foie affaibli par les stress que tu vivais dans ta vie, par les anovulants, et suite à ton vaccin contre l'hépatite, tu as subi un débalancement hormonal complet. C'est courant.

Elle m'a recommandé de cesser les anovulants, et de modifier mon alimentation.

J'ai mis beaucoup de temps à digérer cette rencontre. Je ne l'ai pas crue à 100% tout de suite. Je suis comme ça. Je préfère toujours apprendre et comprendre les choses par moi-même plutôt que de faire et de croire systématiquement tout ce qu'on me dit. J'ai par contre tout de suite arrêté les anovulants, car je savais qu'ils étaient responsables de mes migraines depuis un bout.

6 mois plus tard, j'étais due pour un rappel de mon vaccin contre l'hépatite. A ce moment-là, je commençais à peine à remonter la pente. Je ne savais pas encore vraiment ce que j'avais eue. Je ne savais plus qui croire. Fausse couche? Virus? Stress? Débalancement hormonal? J'ai eu ma réponse...

Quelques semaines après mon rappel, les mêmes symptômes sont revenus. Ça m'a pris un bon 6 mois à m'en remettre totalement. Si vous faites le calcul, cela signifie que je me suis sentie mal pendant 1 an. J'étais maigre, faible, et j'avais le visage couvert d'acné. Pour essayer d'engraisser, je me bourrais de fast food et de cochonneries. Résultat: pas une livre de plus, et encore plus d'acné.

Ça fait maintenant environ 2 ans que cette période est terminée. C'est avec le recul que je réalise pleinement que mon état était directement relié aux vaccins, et à mon foie paresseux. Je n'ai plus jamais eu de tels symptômes par la suite, même dans les moments de stress. La femme que j'ai consultée avait eu raison sur toute la ligne.

Depuis quelques semaines, je suis un régime drastique qui vient d'un livre que je me suis procurée: ''Régénérez votre foie''. Je me sens complètement transformée. Ma peau est claire et douce, je n'ai presque plus d'acné, j'ai plein d'énergie, aucun problème de digestion ni de migraine, et j'ai l'impression de voir moins embrouillé. Ce régime est fait pour moi.

Je tiens à spécifier que je n'ai rien contre les vaccins. Ils ont fait leurs preuves, et tous les gens dans mon entourage qui ont reçu le même vaccin que moi n'ont eu aucun symptôme particulier. Seulement moi. Et je sais pourquoi maintenant. J'ai un foie plus paresseux que la normale. Je dois le dorloter un peu, c'est ma faiblesse génétique. Ce sera ainsi toute ma vie. Mais au moins je le sais maintenant!

Je suis maintenant très heureuse de pouvoir dire que j'ai foi en mon foie! Depuis que je le traite bien, il me le rend bien. Il fait sa job comme on dit! Bon travail Joe!

dimanche 7 février 2010

Grosse bulle


Je suis une fille qui a une grosse bulle. N'entre pas qui veut dans cette bulle: je suis sélective. Il y a des gens, que vous connaissez à peine, qui se permettent de vous parler à un pouce du visage. Je ne supporte pas. Cette personne entre dans ma bulle, dans cette zone tout autour de moi qui fait partie de mon intimité. C'est une zone que je réserve exclusivement à mes vrais amours, mes amoureux, mes soeurs, des amis très proches qui l'ont mérité. Pas n'importe qui. Je pense que tout le monde a ce genre de bulle. Chez certains, la bulle est toute petite. Ce sont des gens chaleureux, qui ont ce besoin de toucher leurs proches. Chez d'autres, elle est souple. Ils en sortent quand ils veulent. A peu près n'importe qui peut la traverser sans problème, c'est ''open house''. Chez moi elle est grosse et rigide. Et je n'en sors pas. J'y suis tellement bien, confortable, en sécurité. Cette bulle c'est moi, mon monde, ma liberté, mon bonheur. Elle l'a toujours été. Jusqu'à ce que j'arrive à cette épreuve qu'est le célibat et le désir de rencontrer quelqu'un. Cette épreuve qui va m'obliger à assouplir ma bulle sécurisante.


Une fille dans une grosse bulle, ce n'est pas attirant. Il faut faire des efforts pour la connaître, l'apprivoiser. Il faut frapper très fort sur la bulle pour attirer son attention. On a souvent l'impression de la déranger si on essaie d'y entrer. Allons donc voir un peu ailleurs finalement! Car à mon plus grand malheur, cette bulle fait de moi une personne aux allures plutôt froide, réservée, introvertie. J'essaie très fort d'avoir l'air plus chaleureuse, plus sociable, plus extravertie et ouverte avec les gens, ma bulle est malheureusement toujours là quand-même. C'est physique. Je n'y peux rien. Je suis née avec cette foutue grosse bulle et je me demande si je devrai la traîner toute ma vie.


Il y a aussi ces gens qui ont le tour d'entrer dans n'importe quelle bulle. Une bulle rigide? Quel beau défi! Mais une fois le but atteint, ce n'est plus intéressant. Ceux-là je les vois venir de loin maintenant. Je me suis déjà fait avoir. Mais cela me rend encore plus méfiante et me donne encore plus le goût de rester seule bien au chaud dans ma bulle.


Je suis dans une période de ma vie où je prends totalement conscience de cette bulle, et de ses inconvénients. J'ai une envie folle de la faire éclater, mais je ne sais pas comment. On ne m'a jamais appris comment faire, ni mes parents, ni l'école, ni la tonne de livres que j'ai lus. Je n'ai jamais rien lu sur les bulles corporelles. Je n'en suis donc jamais sortie. J'ai peur. Peur d'être blessée, d'avoir froid. Je ne sais pas ce qui m'attend vraiment dehors. Mais je sais que c'est le moment où jamais de m'en débarasser. Je suis entrain de mourir à l'intérieur.


Lorsque je fais des efforts pour en sortir, je sais que c'est évident aux yeux des autres. Je ne suis plus naturelle. Je me sens ridicule. J'ai l'impression qu'on rit de moi. Qu'on croit que j'essaie de devenir quelqu'un d'autre.


A ceux là je dis: je n'essaie pas de devenir quelqu'un d'autre. J'essaie d'être moi enfin.










mercredi 20 janvier 2010

Sale philanthropie!


''J'ai envie de faire quelque chose pour aider ces pauvres gens en Haïti. J'ai eu l'idée de faire un livre de cuisine, on pourrait demander à nos collègues de travail d'amener chacun une recette, et ensuite on pourrait vendre le recueil et envoyer les fonds à Haïti. Qu'est-ce que tu en dis?'' Ma supérieure me regardait avec un sourire, attendant ma réponse...

J'ai mis quelques secondes avant de dire quoi que ce soit. La première pensée qui m'est venue, c'est l'image de ces pauvres haïtiens prisonniers des décombres depuis des jours, affamés, blessés, entrain de prier très fort qu'on vienne les sortir de là. Ils ont besoin de secours rapides!

Je nous imaginais, prendre le temps de choisir des recettes, d'attendre que chacun amène la sienne, élaborer la mise en page, se disputer pour les couleurs et le genre de papier, organiser la levée de fonds, recueillir l'argent et s'informer sur les organismes qui recueillent les dons, etc... Pauvres haïtiens, ils ont le temps non seulement de mourir sous les décombres mais de se transformer en poussière le temps que notre argent leur serve...

''Oui, mais il faudrait que ça se fasse vite...''

Son sourire retomba. C'est bien moi ça! Toujours entrain de péter la bulle des autres. Pauvre elle, elle voulait bien faire, faire sa part en quelque sorte, pour aider ces pauvres gens, à sa manière... Oui c'est vrai, ce dont ces gens ont le plus besoin, c'est de secours immédiats. Mais pouvons-nous vraiment tous aller porter secours directement à ces gens? Ne serait-ce pas merveilleux? Si tous les gens de la planète se rendaient là pour les aider, immédiatement? Quel beau rêve! Mais on ne peut pas. On ne peut pas n'est-ce pas?... Mieux vaut poser un beau geste concret, comme confectionner et vendre un livre, qui en plus de nous enlever notre culpabilité, nous permettra de demeurer dans notre petit confort. Et quelle belle image ça ferait pour la compagnie!

''C'est une excellente idée. J'embarquerais là-dedans c'est certain''.

Oui, malgré tout je participerais. Parce que malgré tout ce qui me répugne dans cette histoire, il y a un bon fond. Il y a un désir d'aider. Je ne sauverai peut-être pas directement un haïtien, mais j'aurai au moins fait quelque chose pour améliorer, je l'espère, leur situation. Et faire quelque chose, c'est mille fois mieux que ne rien faire.

mercredi 13 janvier 2010

Dualité


Je suis célibataire depuis maintenant... combien de temps? Après réflexion je dirais environ entre 3 et 9 mois. Pourquoi est-ce si flou me demanderez-vous? Eh bien disons que la séparation ne s'est pas faite drastiquement. Après plus de 9 ans avec quelqu'un, c'est très difficile de couper les ponts totalement et tout d'un coup. Je dois avouer que c'est même plus difficile que je croyais. J'ai revu mon ex régulièrement dans les mois qui ont suivi LA discussion officielle de séparation, en avril dernier.


Bref, je n'avais pas revu mon ex depuis 3 mois lorsqu'il est passé cette semaine, chercher quelques lettres à son nom que j'ai reçues chez moi.


Ça n'a l'air de rien comme ça, 3 mois, mais en y pensant bien, je réalise que ça représente le plus long laps de temps passé sans le voir depuis les 10 dernières années!!! Ce n'est pas rien. D'ailleurs, j'ai vraiment pu vivre pleinement ma peine pendant ce laps de temps. Il fallait que j'arrête complètement de le voir pour pouvoir faire mon deuil (deuil ici sous-entend brailler comme un bébé en écoutant des chansons dans un appartement complètement bordélique!!!).

Nous avions somme toute un belle relation: simple, pleine de complicité. Mon ex était quelqu'un qui me complétait à merveille! Il était toujours de bonne humeur, me faisait rire, m'achetait souvent des fleurs pour aucune raison. Il me disait souvent que j'étais belle et était plein de petites attentions pour moi. Nous partageons et partagerons toujours 9 ans de souvenirs communs: notre premier emménagement en appartement, nos voyages, nos cours de danse,... sans parler de ces innombrables soirées avec des amis que nous avons maintenant en commun.


Je commence à peine à remonter la côte, alors j'avais un peu peur d'éclater en sanglots en le revoyant ce soir-là. Je commençais presque à me demander pourquoi je l'avais quitté. Je regardais songeuse les lettres qu'il venait chercher, elles traînaient sur ma commode depuis plusieurs semaine. Ça semblait être des lettres de la banque...


C'est à ce moment que la mémoire m'est revenue, si on peut dire. C'était au tour des mauvais souvenirs de refaire surface: les dettes, les chèques sans provisions, les mensonges, l'aide financière que je devais lui apporter constamment, les nuits blanches à m'inquiéter pendant qu'il allait jouer en cachette au casino, sans même répondre à mes appels... Peut-être finalement allais-je pleurer de rage lorsqu'il entrerait?


Je n'ai pas pleuré lorsque mon ex est revenu ce soir-là. Pour la première fois depuis notre séparation, je ne l'ai pas vu tout noir ou tout blanc. Je l'ai vu tel qu'il était: quelqu'un de profondément bon, mais de profondément malade à la fois. Il a bel et bien les deux côtés.


Vole de tes propres ailes maintenant mon amour, je n'ai plus la force de te porter. Et j'aimerais essayer de voler un peu plus haut à présent xxx

samedi 9 janvier 2010

Enterrement


C'est un mal de bloc assez intense qui le réveilla ce matin-là. Ou plutôt cet après-midi là. Il devait bien être au moins 13 heures maintenant. Il ouvrit un oeil et le referma aussitôt, la lumière intense de ce dimanche ensoleillé traversait la fenêtre et semblait le frapper directement dans le cerveau. Bon sang qu'il avait mal au crâne... et un goût de téquila dans la bouche aussi, accompagné d'une nausée de lendemain de veille... Il rouvrit très doucement les yeux et admira le plafond en ''stucco'' au-dessus de sa tête. Il mit un certain temps à se souvenir de l'endroit où il était, et des événements de la veille. Soudainement, il s'assit et repoussa violemment les couvertures, son coeur battant violemment dans sa tête meurtrie. La mémoire lui était revenue d'une frappe: c'était son enterrement de vie de garçon la veille, il était chez son ami Luc, et il avait... Non il ne pouvait pas avoir fait une telle chose!!! Il tourna la tête précipitamment vers la droite du lit. Vide. Personne. Avait-il rêvé? Malheureusement, la trace de mascara noire laissée sur l'oreiller blanc était là pour le narguer, et lui crier: ''Non tu n'as pas rêvé Christian, tu es bel et bien un salaud, tu as trompé la femme de ta vie juste avant votre mariage! Hahahahaha''. Christian prit sa tête dans ses mains et se frotta les yeux, essayant de se souvenir... Il était vraiment amoché la veille et la fin de la soirée était très floue dans sa mémoire. Tout ce dont il se souvenait c'était d'une strip-teaseuse masquée, avec une épaisse chevelure noire... et un string vert fluo...


Il se leva et s'habilla machinalement, le teint blaffard, se demandant comment il allait bien pouvoir annoncer ça à Kim. ''C'est la faute de Luc, il m'a forcé à avoir une relation avec cette pute!'' Non, il n'était quand-même pas pour impliquer son plus cher ami là-dedans en plus! Il était déjà un salaud, il n'allait pas devenir un double-salaud en mettant l'affaire sur le dos de son meilleur pote. Et pour qu'elle raison logique le forcerait-il à faire ça? ''Écoute chérie, j'étais saoul, je ne me souviens d'absolument rien!'' Mais non, s'il lui avouait tout, c'est qu'il se souvenait voyons! A moins que ce soit Luc qui lui aurait dit? ''Tu veux vraiment encore impliquer ton ami là-dedans espèce de double salaud???'' Lui criait la trace de mascara sur l'oreiller... Il marchait de long en large, la chemise ouverte, et commençait à avoir chaud, trop chaud. Il eut soudainement une forte nausée et courut aux toilettes.

Une fois le malaise passé, il s'effondra et s'appuya le dos sur la baignoire derrière lui. Puis, la réponse lui vint: simplement, il n'allait pas lui dire. C'était évident! C'était une erreur, Kim était la femme de sa vie, il allait l'épouser, il n'avait pas à lui faire part d'un événement anodin qui allait la blesser. Elle ne comprendrait pas. Et puis Luc allait le couvrir, il en était certain. Apaisé, content d'avoir trouvé une solution, il se leva, presqu'avec le sourire. La maison était déserte. Christian aurait voulu en parler avec Luc, mais tant pis. Au fond, il n'avait pas besoin, c'était un ami digne de confiance, il n'en avait absolument aucun doute.

Arrivé chez lui, il fut pris d'une envie irrésistible d'aller serrer Kim dans ses bras. ''Kimmy chérie! Tu es là mon amour?'' Le gémissement plaintif qu'il entendit comme réponse lui fit comprendre qu'elle était encore probablement entrain d'écouter du Céline Dion à tue-tête, les écouteurs sur les oreilles, essayant tant bien que mal de reproduire les phrasés de la chanteuse. Elle ne l'avait pas entendu. Avec un sourire en coin, il décida de la surprendre. Il s'approcha lentement de la salle qui lui servait de bureau. Elle était bien là, assise dos à lui, avec ses écouteurs quelque peu camouflés par ses grands cheveux blonds bouclés, devant l'ordinateur, connectée sur facebook. Il l'observa un moment, elle semblait regarder des photos. Mais sur les photos, c'était... Mon dieu c'était lui! Avec la strip-teaseuse!!! Quelqu'un avait déjà mis ça sur internet bien sûr. Son sourire tomba subitement et la nausée le reprit de plus belle. Il continua d'observer pendant que Kim, qui avait subitement cessé ses geignements, faisait défiler lentement les photos. Sur la dernière photo, on pouvait voir assez clairement Christian et la danseuse dans une position suggestive, s'embrassant d'une façon qui ne pourrait absolument pas passer pour un baiser amical! Christian s'appuya sur le cadre de porte, ravalant sa salive. Ce serait déjà trop pour Kim, il était foutu et il le savait. Les jambes molles, prêt à rendre les armes, il profita des quelques secondes qui lui restaient avant la tombée de la guillotine.

Il vit Kim, rageuse, enlever violemment ses écouteurs et empoigner le téléphone. ''Allo Michelle? Tu ne sais pas sur quoi je viens de tomber!... Oui tu as déjà vu ?... Je leur avais pourtant fait jurer de ne pas mettre ces photos sur facebook!... Mais non c'est moi! J'avais une perruque, j'étais déguisée!... Tu ne penses tout de même pas que j'aurais laissé les amis de Christian appeler une vraie strip-teaseuse quand-même!!!... Mais oui il m'a reconnue voyons, c'est évident!... OK je te rappelle plus tard bye''.


- Bien sûr que je t'avais reconnue Kimmy.


La jeune femme sursauta et se retourna.


- Oh tu as fini par te réveiller gros paresseux! Viens vite m'embrasser mon chéri.


Elle se leva et il s'approcha d'elle pour l'embrasser. Ensuite, il la serra dans ses bras, en espérant qu'elle ne sentirait pas toute la sueur qu'il y avait présentement sous sa chemise. Mais une minute: elle s'était déshabillée devant ses amis? Christian chassa vite cette pensée. Après tout quelle importance maintenant. Il sourit, souleva sa future femme et tourna sur lui-même. Sa nausée était disparue.

Le deuil


La vie est faite de cycles. Lorsqu'on observe les planètes, la lune, les saisons, la nature, la naissance et la mort, tout dans cette vie semble être prisonnier d'une perpétuelle boucle... Et nous en tant qu'humain on ne peut y échapper! Même dans les plus petits aspects de notre vie: la petite routine quotidienne ne manque pas de me rappeler souvent ''Le jour de la marmotte'', avec un petit sourire en coin. Je me demande d'ailleurs si ce sourire est vraiment le résultat d'une situation que je trouve cocasse, ou s'il ne serait pas plutôt le signe d'un début de folie, pour ne pas dire d'un ''pétage de plombs'' en règle. Tous les jours sont faits de petits recommencements et de petits deuils.


Mais les deuils qui nous affectent réellement sont certes ceux qui touchent les ''gros morceaux'' dans notre vie: rupture amoureuse, perte d'emploi, déménagement, et même perte d'un membre après un accident, d'une qualité de vie après une maladie, d'un être cher... Continuez la liste! C'est dans ces moments là qu'on trouve chacun les moyens de remonter la côte. En fait, on peut très facilement se convaincre qu'on trouvera un nouvel amour, une nouvelle job ou un logis qui nous convient mieux. Mais ce doit tellement être plus difficile dans le cas de quelqu'un qui a par exemple une maladie incurable, avec laquelle il doit vivre pour le reste de sa vie, ou quelqu'un qui doit traverser le deuil de son enfant décédé tragiquement.


Vous savez quoi? J'ai commencé ce texte parce que je vis présentement des deuils dans ma vie. J'ai eu trente ans, récemment célibataire après une relation de 9 ans, j'ai un nouvel emploi depuis à peine 2 ans, ce qui m'a amenée à déménager à Montréal après 28 ans dans la même région. En 2 ans, ça fait beaucoup de deuils à vivre. Mais je sais que je traverserai tout ça facilement. Je ne fais pas pitié du tout...

Je fais un pied-de-nez au jour de la marmotte! Si ma vie peut demeurer éternellement comme elle est présentement, j'en serai très heureuse finalement! :)